Cette exposition racontait les conditions de l’émigration bretonne au cours des XIXe et XXe siècle. Nous avons par exemple fait la connaissance de Nicolas Le Grand qui émigra de Roudouallec en 1881 pour les Etats-Unis. Nous avons aussi appris que des Bretons avaient quitté leur terre natale pour aller travailler dans les ardoisières de Trélazé près d’Angers…

Cette exposition retraçait également le périple de réfugiés qui ont trouvé une terre d’asile en Bretagne : des républicains au moment de la guerre d’Espagne, des « boat-people » du sud-est asiatique dans les années 1980, des Africains fuyant la misère ou encore des réfugiés politiques d’Europe de l’est…

Pour terminer notre visite, Monique Lahellec nous a livré son témoignage personnel. Quand elle était enfant, ses parents sont partis travailler à Paris. A l’école, ses petits camarades lui tiraient les cheveux en la traitant de Bécassine. Lorsqu’elle rentrait en Bretagne chez sa grand-mère, on se moquait d’elle en scandant « Parisienne, tête de chienne ! » Ce vécu montre bien la situation difficile que vivent les émigrés, considérés comme des étrangers à la fois dans leur pays d’accueil et dans leur pays d’origine.