"Madame, Monsieur,

Les attentats terroristes qui ont frappé Paris et la Seine-Saint-Denis ce vendredi 13 novembre ont atteint une nouvelle fois le cœur de notre République et nous ont tous bouleversés.

Le Président de la République a déclaré l’état d’urgence et trois jours de deuil national. Toutes mes pensées vont vers les victimes de ces actes abominables et leurs proches.

Enfin, comme l’a décidé le Président de la République, une minute de silence sera respectée dans l’ensemble des services publics ce lundi 16 novembre. Dans les écoles et les établissements scolaires, il est important que ce moment de recueillement, dont la forme doit prendre en compte l’âge des élèves, puisse être précédé de ces temps d’échange avec les élèves.

L’École de la République transmet aux élèves une culture commune de la tolérance mutuelle et du respect. Chaque élève y apprend à refuser l’intolérance, la haine et la violence sous toutes leurs formes. C’est malheureusement dans des heures aussi douloureuses que celles que nous vivons actuellement que l’importance de cette mission apparaît avec autant de force et d’intensité.

Najat Vallaud-Belkacem

Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche "

Le lundi 16 novembre, les élèves ont été accueillis par l’ensemble des personnels de l’établissement. Le texte suivant leur a été lu, permettant à chacun de s’exprimer :

Lundi 16 novembre 2015 : texte d’accueil des élèves en première heure de cours

Les attentats terroristes qui ont frappé Paris et la Seine Saint Denis le vendredi 13 novembre 2015 ont atteint une nouvelle fois le cœur de notre République et nous ont tous bouleversés.

En solidarité avec les victimes et leurs familles, Monsieur le Président de la République a proclamé trois jours de deuil national.

Aujourd’hui , à 12h00, nous nous réunirons toutes et tous, élèves et personnels dans la cour, devant le hall de la vie scolaire, afin de nous recueillir pour une minute de silence. Durant ce temps de recueillement, nous penserons à ces hommes, ces femmes qui ont été atteints quelles que soient leurs opinions personnelles, leurs opinions philosophiques ou leurs convictions religieuses. Une même peine atteint leur famille, au delà de toute appartenance, dans une même humanité frappée par le deuil.