Compte rendu de la visite de la Maison à Pondalez par les élèves de 5°C Le jeudi 13 octobre 2011.

La Maison à Pondalez, située à Morlaix dans la Grande rue, a été construite en 1525 pour une famille d’anciens nobles qui ont abandonné leur noblesse pour augmenter leur richesse en vendant des toiles de lin. A cette époque, la Bretagne produisait chaque année 10 000 km de toiles de lin qui étaient vendues dans toute l’Europe. Le lin était alors qualifié d’ « or bleu ». C’est une maison à pans de bois : la structure est en bois et les murs sont faits de torchis (mélange de terre et de paille et même de la bouse et des poils de vache). C’est une maison à encorbellement : à chaque étage la maison avance un peu plus sur la rue. Ainsi, au niveau inférieur la rue est large de 6m, alors qu’au dernier étage il ne reste que 3,3 m. Cette technique protégeait les façades de la pluie. Des maison de ce type existaient dans toute l’Europe. Les maisons de Morlaix étaient uniques par leur hauteur intérieure : du sol du rez-de-chaussée à la charpente, l’espace est totalement ouvert. A l’étage les chambres sont desservies par un escalier à vis et des allées de bois : ce sont les pondalez. Dans la maison de la Grande rue la hauteur est de 15,5 m (à peine deux mètres de moins que la cathédrale de St Pol). C’est une maison luxueuse par sa décoration ( sculptures, poutres décorées dans les chambres) et son confort (une cheminée dans chaque pièce pour chauffer et éclairer, des latrines, ce qui à l’époque était un vrai luxe). Certains objets exposés dans la maison montrent la richesse des occupants, par exemple une mouchette en argent, qui servait à éteindre les bougies avec lesquelles on s’éclairait. Pour construire une telle maison il fallait abattre un hectare de chênes (2 terrains de foot !) dont certains avaient 2 siècles (plus de 10 m de haut). Le bois était rendu très dur et imputrescible par un long séjour dans la vase du port. Dans ces maisons le feu était craint et on prenait des précautions. On utilisait des pièces de bois très épaisses et lourdes (une marche d’escalier pèse 80 kg) et le bois était lissé pour offrir moins de prise aux flammes. Sur la rue, les volets ouverts servaient d’étal pour exposer les marchandises. D’où l’expression : « trier sur le volet ». Avant de quitter le centre nous sommes allés rendre visite au « bonhomme Morlaix » ; témoin de la créativité et du sens de l’ironie de nos anciens.

Texte écrit par des élèves de 5e C

Escalier : croquis de Clémentine Hervé -  voir en grand cette image
Escalier : croquis de Clémentine Hervé
Détail  -  voir en grand cette image
Détail
La façade de la maison à Pondalez
La façade de la maison à Pondalez